Je crois profondément au choix par les élèves des outils technologiques à utiliser pour une tâche. Dès qu’un élève exprime une volonté d’utiliser un outil spécifique pour réaliser un projet, il est stratégique de le lui permettre car on encourage ainsi son sentiment d’accomplissement et ceci a un effet positif sur son estime de soi.

S’ils sont habiles avec un outil, ils seront motivés de l’utiliser.

Est-ce donc ainsi pour tout? Doit-on simplement demander aux élèves s’ils veulent changer un outil au moment de faire un choix stratégique? Prenons le cas des outils organisationnels car c’est bien entendu notre spécialité chez Studyo.

On se fait parfois répondre lors de discussions que les élèves sont “satisfaits” d’utiliser les outils auxquels ils ont accès. Qu’ils ne veulent pas d’un “agenda numérique”. Qu’ils ont déjà des calendriers, portails, gestionnaires de tâches ou même des agendas en papier et qu’ils s’en sortent très bien. Ils n’ont pas exprimé le besoin de changer. Comme je suis tout à fait pour le fait d’encourager cela, ce serait difficile de contredire ces personnes, non ? Mais qu’en est-il des outils que les élèves ne connaissent pas ou connaissent que peu ? Sauront-ils discerner entre l’habitude et les avantages d’un outil potentiellement plus intéressant pour eux ?

Étudions un cas. J’ai rencontré aujourd’hui une élève exceptionnelle. Une fanatique de l’agenda en papier qui était déjà bien organisée. Il y a un certain temps, elle n’aurait jamais envisagé d’utiliser autre chose. Manquait-elle de confiance en la technologie? Avait-elle utilisé un autre outil qui ne répondait pas à ses attentes? Qui sait. Ce qui est clair, c’est qu’elle ne voulait pas d’un agenda “électronique”. Appelons la Emma.

Emma est une fille très très organisée et qui n’a pas la langue dans sa poche. Elle sait manifester son mécontentement à l’égard d’un outil et l’agenda numérique ne lui tentait pas du tout. Mais un jour, quand son collègue Justin lui a dit « Tu n’utilises pas Studyo? Mais voyons! Studyo, c’est la vie! * » elle a reconsidéré et débuté son exploration… Elle a découvert que si elle se servait mieux de Studyo, qu’elle pouvait fare des choses que son agenda papier ne lui permettait pas. D’abord, pas besoin de passer deux heures à inscrire tous ses cours et ses jours-cycles. Ensuite, la vue des tâches lui montrait toujours l’ensemble de toutes ses tâches, plus besoin de feuilleter les pages. La ligne du temps lui permettait de tout voir et même de choisir quand elle allait travailler chaque projet. Elle s’est mise à “séquencer” ses tâches, soit de planifier les étapes requises pour chacune d’elles. On parle ici de méta-cognition à son meilleur. Penser à chaque tâche et au meilleur moment de la réaliser et comment la subdiviser en étapes plus simples. Vraiment, c’est à donner des frissons.

Si Emma n’avait pas eu à découvrir les avantages de Studyo, aurait-elle eu l’instinct de demander à l’utiliser? Je ne crois pas. Il devient donc intéressant, peu importe si le résultat est positif ou non, d’impliquer les élèves dans les choix technologiques et prendre le temps de bien leur expliquer leur fonctionnement. Pas seulement de leur demander leur avis.

Tous les élèves ne feront pas nécessairement le choix d’Emma, nous le savons bien, et chez Studyo nous aimons écouter les objections d’élèves qui préfèrent toujours le papier pour voir comment nous pouvons modifier nos outils. Mais plus souvent qu’autrement, les avis des élèves changent plus ils connaissent bien le produit. Donnons-leur la chance de découvrir ce qui se fait chez nous.

Je vous invite donc, comme membre de l’Association Edteq, d’explorer les outils innovants proposés par les membres qui ont tous à coeur les élèves et enseignants du Québec. Ces outils pourraient faire une différence dans votre classe!

 

  • Eh oui, je suis vieux et j’ai du deviner que ça voulait dire que Studyo c’était “top”, “cool”, “super”, etc.
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