Tout était si simple avant la technologie.

Les élèves n’avaient qu’un endroit à consulter pour savoir ce qu’ils avaient à faire: leur agenda papier. Les enseignants écrivaient les tâches et messages sur le tableau et les élèves les transcrivaient dans leur agenda. Travail accompli.

Comme les choses ont changé!

Les enseignants ont maintenant accès à une vraie pléthore de plates-formes éducationnelles afin d’engager leurs élèves et leur partager des tâches, allant de Google Classroom et Showbie jusqu’à des portails complets comme Canvas, ITS Learning, Schoology et quantité d’autres.

Parfois, une école ou district choisira un seul outil pour tout ce qui a trait aux travaux et tâches, mais le plus souvent, chaque enseignant choisira un outil qui lui est plus familier ou mieux adapté à ses besoins.

Ceci inclue le tableau et le papier qui restent parfois le meilleur outil pour partager des informations ou du contenu.

Dans quelle situation cela place-t-il les élèves ?

Plutôt que de n’avoir qu’une seule source d’informations, les élèves doivent gérer une quantité de sources: le portail, les calendriers, le courriel, le papier, le tableau, les annonces verbales, les outils de partage, etc.

Les élèves du début du secondaire sont particulièrement affectés juste au moment où ils sont pour la première fois en présence de plusieurs enseignants, plusieurs styles et des déplacements plus fréquents. Chaque enseignant ayant son propre style peut en effet utiliser ou non les outils numériques proposés par l’institution. Une situation qui complexifie la vie de l’élève à un moment où les fonctions exécutives sont en plein développement et ont besoin d’encadrement. Ces fonctions qui leurs permettent de prendre des décisions, avoir une vue d’ensemble, initier des tâches et planifier et qui doivent être travaillées car elles ne se développent pas naturellement.

Cette situation devient facilement une cause de stress supplémentaire pour les élèves.

Être organisé implique beaucoup plus que de noter des dates

Un des problèmes principaux repose sur le fait que les outils numériques de gestion de travaux sont fait pour les enseignants avant tout et ne permettent pas aux élèves de gérer leurs propres tâches ou mieux, de les planifier et faire des choix sur le moment de travailler les tâches de toute provenance. Ces outils ne servent que dans une direction, de l’enseignant vers l’élève et encore, seulement pour ce qui provient d’une seule plateforme. Pourquoi est-ce un problème? Lorsque les élèves notent leurs propres tâches, ils peuvent entrer des liens vers celles qui sont sur d’autres outils également et ainsi voir toutes leurs tâches dans le même contexte. C’est ce que l’agenda papier permettait, mais tenter d’entrer des liens vers des ressources électroniques sur papier pose un léger problème. Le papier n’est plus un outil de gestion du temps efficace dans un monde numérique.

Passer au numérique n’améliore pas les compétences organisationnelles

Ceci ne semble peut-être pas évident à première vue, mais l’école secondaire est déjà un monde complexe pour les élèves. Ceux-ci doivent gérer de 7 à 10 cours, enseignants et styles.

Cela pourrait ressembler à ceci:

Auparavent, les élèves géraient toutes leurs tâches au même endroit, offrant un contexte unique, mais sans les avantages du numérique.

Lorsque tout était au tableau ou sur papier, il n’y avait pas de variation et les élèves voyaient tout au même endroit.

Dans un monde numérique, cela ressemble plutôt à ceci:

Avec la venue des outils numériques, les enseignants s’en servent parfois différemment et pas pour tout. Ceci empêche les élèves d’avoir un contexte unique pour prendre des décisions et planifier.

Et c’est à l’élève que revient la responsabilité de tout assembler.

Dans un monde idéal, l’agenda serait une plate-forme ouverte permettant aux élèves et enseignants de publier directement et capable d’afficher les tâches provenant de n’importe quel outil adopté par l’école.

En attendant, il demeure essentiel de permettre à l’élève et l’enseignant de publier et écrire dans l’agenda, en permettant à chacun de créer des liens vers les ressources externes. Permettre aux élèves d’entrer et gérer leurs tâches demeure la première étape essentielle et celle qui manque dans la majorité des outils disponibles.